Comment choisir une formation en bioénergie ? Mon parcours et ma manière d’enseigner
Comment choisir une formation en bioénergie ? Je partage mon parcours d’enseignant depuis 2009, ma manière de transmettre et ma vision d’un apprentissage fondé sur la pratique, l’intuition et l’autonomie.
Énergétique, bioénergie & magnétisme
Choisir une formation en bioénergie peut parfois être très simple.
Il y a des moments où l’on sent l’appel presque comme une évidence. D’autres où l’on sent qu’il y a quelque chose à dépasser, à traverser en soi avant d’oser y aller. Et puis, parfois, ce n’est simplement pas pour nous, ou pas le bon moment.
Il existe aujourd’hui beaucoup d’approches, beaucoup de méthodes, des formations courtes ou longues, très techniques ou beaucoup plus intuitives… la liste est longue.
Et au fond, je ne crois pas qu’il existe une seule « bonne » formation.
Il existe surtout une formation qui correspond à ce que vous cherchez, à votre sensibilité, à votre manière d’apprendre… mais aussi à la personne qui va vous accompagner.
Une formation est aussi une rencontre
Une formation, pour moi, c’est aussi une rencontre, un partage, une confiance.
Une forme de lien qui permet d’avancer en sécurité, sans pour autant devoir s’enfermer dans la vision ou la méthode de celui qui enseigne.
J’enseigne la bioénergie depuis 2009.
Et ma manière de transmettre a énormément évolué depuis mes premiers stages.
Je suis parti un peu de rien, finalement.
Il y avait surtout un appel très fort à transmettre.
J’avais posé les dates de ma toute première formation et, assez rapidement, les premières inscriptions étaient arrivées.
Et puis, environ un mois avant le stage, les angoisses ont commencé.
De belles boules au ventre, des poussées d’eczéma dans le dos… enfin, tout un programme !
Il y avait une vraie lutte en moi entre le besoin de FAIRE BIEN, de faire comme il fallait, comme les autres, et quelque chose de beaucoup plus profond qui disait :
« Mais moi, là-dedans, qui suis-je ? »
Je passais du temps devant mon ordinateur à essayer de rédiger un carnet de route, un support, quelque chose de propre et de parfaitement organisé.
Impossible.
Plus la date approchait, plus je bloquais.
Un soir, j’ai fini par craquer.
J’étais dans mon bain — j’aime bien l’eau — et j’ai un peu râlé, voire braillé, avec mes guides là-haut :
« Vous voulez que je fasse des formations, mais si c’est pour me rendre malade, ça ne m’intéresse pas ! »
Et là, une seule réponse est venue :
« Pierre, si tu veux faire des formations pour apprendre aux personnes à développer leur intuition, mais que toi-même tu ne vas pas dans ton intuition, cela ne sert à rien. »
Whouah.
La claque.
Quelque chose a craqué à l’intérieur.
Je n’avais pas besoin de FAIRE BIEN pour correspondre à ce que je pensais que le monde attendait de moi.
Je pouvais simplement être moi.
Et, curieusement, deux jours plus tard, plus une trace d’eczéma. Tout avait disparu.
C’est un peu là que tout a commencé.
Enseigner en suivant aussi ce qui se passe
Depuis, c’est devenu une part importante de mon chemin d’enseignant : suivre mon intuition, ma clairvoyance, le groupe, ce qui se présente dans l’instant, plutôt que de m’accrocher coûte que coûte à un programme établi à l’avance.
Bien sûr, il y a un cadre.
Il y a des bases, des apprentissages et des étapes qui me semblent incontournables pour comprendre et pratiquer la bioénergie.
Je ne débarque pas le matin en me demandant complètement ce que nous allons faire !
Mais à l’intérieur de ce cadre, je laisse beaucoup de place à ce qui est vivant.
Aux questions.
Aux personnes présentes.
À leurs difficultés.
À leurs facilités.
À ce qui demande à être approfondi à cet instant-là.
D’une certaine manière, ma formation s’est construite comme cela : en direct, dans le vif, année après année, groupe après groupe.
Et elle continue encore aujourd’hui à évoluer.
Avec le recul, je me rends compte qu’elle est probablement autant tournée vers le fait de réveiller le thérapeute, le guérisseur qui sommeille en chacun, que vers la transmission d’outils énergétiques.
Parce que la position intérieure, la façon d’être et la qualité de présence me semblent aujourd’hui aussi importantes que l’outil utilisé.
Il faut les deux.
Des outils suffisamment solides pour savoir ce que l’on fait.
Et assez de liberté intérieure pour ne pas devenir prisonnier de ces outils.
Une méthode ne devrait pas remplacer votre ressenti
Lorsque l’on débute, il est rassurant d’avoir une méthode.
On apprend à faire les choses dans un certain ordre. On découvre des repères, des exercices, des techniques.
Et c’est nécessaire.
Mais progressivement, une méthode devrait devenir un support et non une prison.
Deux personnes ne ressentent jamais exactement de la même manière.
Certaines perçoivent très facilement avec leurs mains. D’autres ressentent davantage dans leur corps.
Certaines voient des images.
D’autres reçoivent des informations plus intuitives, des mots, des impressions.
Et certaines personnes ont simplement besoin de davantage de temps avant de faire confiance à ce qu’elles perçoivent.
Je ne cherche donc pas à faire entrer tout le monde dans le même moule.
Mon rôle est plutôt de vous donner une structure suffisamment solide pour vous permettre ensuite de découvrir votre propre manière de ressentir et de pratiquer.
Pour moi, c’est même une partie essentielle de l’apprentissage.
Prendre le temps d’apprendre
Je suis assez éloigné de l’idée selon laquelle quelques jours de formation suffiraient pour « devenir thérapeute ».
En quelques jours, on peut tout à fait apprendre à pratiquer.
On peut découvrir des outils, comprendre comment les utiliser, commencer à ressentir et acquérir suffisamment de bases pour expérimenter par soi-même.
Mais, pour moi, être thérapeute va plus loin que savoir utiliser des techniques.
Il y a la technique, bien sûr.
Et puis il y a l’art.
La profondeur d’être.
La posture intérieure.
Cette qualité de présence qui se construit autant en pratiquant qu’en travaillant sur soi.
Cela demande du temps.
Cela demande aussi de traverser certaines de nos propres difficultés, nos nœuds, nos résistances, nos barrières personnelles… et parfois d’en ressortir un peu différent, un peu grandi, un peu plus libre.
La formation peut accompagner ce mouvement.
Pas pour vous dire qui vous devez devenir, mais pour aider à ouvrir cet espace intérieur et rencontrer progressivement cette force particulière : celle d’être soi, pleinement, dans sa manière d’accompagner et d’être au monde.
C’est aussi pour cela que j’aime parler du thérapeute comme d’une forme d’artiste.
On peut apprendre énormément en quelques jours.
On peut découvrir des perceptions que l’on ne soupçonnait pas, comprendre certains mécanismes, acquérir des techniques et commencer à pratiquer.
Mais intégrer demande du temps.
Je pourrais faire le parallèle avec le sport.
On peut pratiquer un sport en amateur, avec beaucoup de plaisir, sans chercher à devenir professionnel.
Et puis il y a celui qui souhaite aller plus loin. À ce moment-là, cela demande davantage d’engagement, de pratique, de régularité et de travail intérieur.
En bioénergie, je vois un peu les choses de cette manière.
Certaines personnes viennent pour découvrir, ressentir, apprendre quelques outils pour elles-mêmes ou leurs proches.
Et c’est très bien ainsi.
D’autres ressentent progressivement l’envie d’en faire une véritable pratique d’accompagnement, voire leur métier.
Cela demande alors du temps.
Parce qu’apprendre est une chose.
Intégrer en est une autre.
C’est pour cette raison que ma formation s’est progressivement organisée en plusieurs étapes.
Les premiers modules permettent de poser les bases, puis d’approfondir et enfin de développer une pratique de plus en plus autonome.
Ensuite, chacun choisit jusqu’où il souhaite aller.
Certaines personnes viennent simplement pour elles-mêmes.
D’autres souhaitent accompagner leurs proches.
Certaines sont déjà thérapeutes et viennent enrichir leur pratique.
D’autres feront progressivement de l’énergétique leur métier.
Tous ces parcours sont légitimes.
La certification n’est pas une finalité
Je propose également une certification, mais elle reste volontairement indépendante du parcours.
Parce qu’un certificat, à lui seul, ne fait pas un praticien.
Il peut être utile pour valider un parcours, structurer une pratique, marquer une étape ou répondre à certaines demandes, notamment auprès de certaines assurances professionnelles.
Mais l’essentiel se construit ailleurs.
Dans l’expérience.
Dans la qualité de présence.
Dans le discernement, la pratique, l’écoute et cette capacité à continuer d’apprendre.
Et puis il existe une autre forme de validation, plus intérieure.
Ce moment où l’on commence à sentir que quelque chose a trouvé sa place.
Que l’on est sur son chemin.
Que l’on se sent suffisamment juste et solide pour accompagner quelqu’un d’autre.
Cette validation-là ne tient pas sur un morceau de papier.
Elle se construit petit à petit.
Je fais aussi une vraie différence entre avoir envie d’apprendre la bioénergie et vouloir devenir professionnel.
La formation est ouverte aux deux démarches.
On peut venir par curiosité, pour soi, pour comprendre ce que l’on ressent, pour développer ses perceptions, sans aucune intention d’en faire un métier.
Et la vie réserve parfois de jolies surprises.
J’ai vu des personnes arriver avec la volonté très claire de devenir professionnelles et finalement prendre une autre direction.
Et j’ai vu l’inverse : des personnes venues simplement par curiosité, sans aucun projet particulier, découvrir progressivement quelque chose d’elles-mêmes et devenir, quelques années plus tard, de très bons praticiens.
Il n’y a pas vraiment de règle.
Il faut parfois simplement laisser la vie faire son chemin. Sourire.
Une formation qui continue d’évoluer
Depuis 2009, la formation a énormément évolué.
Elle est passée par différentes étapes, différents formats, différentes façons d’enseigner.
Et j’essaie encore aujourd’hui de la rendre toujours plus libre et accessible, tout en conservant quelque chose auquel je tiens beaucoup : des groupes à taille humaine.
Les différents modules peuvent être suivis librement, selon le rythme de chacun.
Certaines personnes vont enchaîner plusieurs étapes dans l’année.
D’autres feront un module par trimestre.
D’autres encore reviendront l’année suivante.
Je ne crois pas qu’il existe un rythme idéal valable pour tout le monde.
Il y a celui qui correspond à votre vie, à votre disponibilité et au temps dont vous avez besoin pour intégrer.
Et puis il y a tout ce qui est plus difficile à mettre dans un programme de formation.
Prendre soin.
Être à l’écoute.
Sentir quand il faut rassurer.
Quand il faut laisser expérimenter.
Quand il faut apporter le petit coup de main qui permet de franchir une étape… et parfois le petit coup de pied qui aide à oser aller un peu plus loin.
C’est difficile de résumer toute une posture d’enseignant en quelques phrases.
Mais si je devais dire ce que je souhaite profondément transmettre, ce serait probablement cela :
Que chacun puisse découvrir, réveiller et faire grandir sa propre manière d’écouter, de ressentir et d’interagir avec les énergies, tout en se sentant suffisamment en sécurité pour expérimenter.
Parce qu’au bout du compte, le but d’une formation en bioénergie ne devrait pas être de devenir une copie de son enseignant.
Au contraire.
Elle devrait vous permettre, petit à petit, de ne plus avoir besoin de lui pour savoir ce que vous ressentez.
De découvrir votre propre manière de percevoir, de comprendre et d’accompagner.
Et peut-être, tout simplement, de devenir un peu plus pleinement vous-même dans votre pratique.