Article Bioénergie & magnétisme 6 à 8mn

Qu’est-ce que la bioénergie ?

Je partage ici ma manière de la comprendre et de la pratiquer : ressentir les énergies du vivant, observer leur circulation, identifier les blocages et accompagner leur remise en mouvement.


Bioénergie & magnétisme

Aujourd’hui, je vois la bioénergie comme un art.

D’un côté, c’est une forme de lecture qui permet de comprendre, sentir et percevoir les énergies subtiles. De l’autre, c’est une manière de travailler avec ces énergies, de les remettre en mouvement et de chercher à libérer certains blocages ou certains nœuds présents dans un corps vivant.

Cela peut concerner l’être humain, mais aussi les animaux, les plantes ou, plus largement, différents systèmes vivants.

La bioénergie dont je parle ici est donc avant tout une pratique énergétique, que j’utilise comme un outil d’accompagnement et d’exploration intérieure.

Comment fonctionne la bioénergie ?

Pour moi, l’une des bases de la bioénergie est le clair ressenti : le fait d’apprendre à ressentir clairement ce qui se passe.

Il existe de nombreuses façons de faire et chaque bioénergéticien développe progressivement sa propre sensibilité.

Chez certains, cela passe principalement par le ressenti physique : sensations dans les mains, chaleur, froid, picotements, densité, attraction ou répulsion.

Chez d’autres, l’information passe davantage par une perception intérieure, par la clairvoyance, la clairaudience ou encore par ce que j’appellerais de la clair-information.

D’une manière générale, le bioénergéticien prend le temps de ressentir comment les énergies circulent à différents niveaux.

Dans le modèle de bioénergie que j’utilise et que j’enseigne, nous pouvons observer plusieurs plans : le corps physique, les énergies vitales, la dimension émotionnelle, le mental, puis des niveaux plus profonds que l’on peut qualifier de causal ou de spirituel.

Les premiers niveaux sont particulièrement importants, car ce sont ceux que nous utilisons et ressentons le plus directement dans notre quotidien.

L’image de la pile rechargeable

J’aime beaucoup utiliser l’image d’une pile électrique rechargeable pour expliquer tout cela.

Le premier niveau serait la matière : le corps physique, la pile elle-même.

Le deuxième correspondrait à l’électricité contenue dans cette pile : notre énergie vitale, ce que l’on appelle en bioénergie le corps éthérique.

Dans cette représentation, le corps physique et le corps éthérique sont très étroitement liés.

Ensuite, imaginons que cette pile ait reçu des chocs, qu’elle ait été mal utilisée ou abîmée. Elle ne va plus conserver ni utiliser son énergie exactement de la même manière.

Cela me permet d’illustrer ce que nous appelons le plan astral, qui est notamment lié à l’émotionnel et au vécu.

Chez l’être humain, les chocs, les blessures émotionnelles ou certains événements peuvent laisser une empreinte et modifier notre manière de fonctionner, de réagir ou d’utiliser notre vitalité.

Puis il y a le plan mental.

La pile peut avoir été, en quelque sorte, programmée d’une certaine façon. Chez nous, cela correspondrait aux croyances, aux peurs, aux idées que nous avons accumulées et à tout ce qui peut finir par limiter notre manière d’être.

Si quelqu’un entend toute sa vie : « tu es nul », « tu n’y arriveras jamais », certaines de ces croyances peuvent finir par s’inscrire profondément dans son fonctionnement.

Au-delà, il existe encore d’autres niveaux.

Le plan causal, par exemple, va toucher à des dimensions plus profondes : inconscient collectif, héritage familial, certaines mémoires ou limites qui semblent déjà présentes avant même que nous en ayons conscience.

Puis vient une dimension plus spirituelle, qui pose davantage la question du sens : ce qui nous anime, ce vers quoi nous allons, ce qui semble profondément juste pour nous.

Pour reprendre l’image de la pile : si elle a été créée pour fonctionner dans une télécommande, elle sera probablement plus à sa place que si on essaie de lui demander d’alimenter une voiture.

Pour l’être humain, j’y vois la même idée : lorsque nous sommes davantage alignés avec ce qui nous anime profondément, quelque chose peut rayonner avec beaucoup plus de fluidité.

Il existe encore d’autres niveaux dans certains modèles de bioénergie, mais ils sont beaucoup moins présents dans mon travail quotidien.

Qu’est-ce que l’on observe en bioénergie ?

Il y a énormément de choses qui peuvent être observées.

On pourrait presque parler de cartes énergétiques, même si celles-ci changent selon les écoles et les approches.

Dans les niveaux les plus accessibles, le bioénergéticien peut observer la vitalité générale, l’ancrage, la circulation énergétique, certains déséquilibres ou encore le fonctionnement des chakras.

Chaque partie du corps peut également être ressentie différemment : un organe, un muscle, une zone particulière…

J’aime considérer que chaque partie du vivant possède en quelque sorte son propre chant énergétique.

Les chakras sont également des centres énergétiques importants. Je les vois comme des sortes de portes ou de carrefours qui participent à la circulation de l’énergie et à notre manière d’entrer en relation avec différentes dimensions de notre conscience.

Sur le plan émotionnel, nous pouvons rencontrer de vieilles charges, des émotions qui sont restées bloquées, des blessures anciennes ou certaines mémoires liées à notre histoire.

Sur le plan mental, nous pouvons observer des croyances limitantes, des formes-pensées, certaines habitudes intérieures ou des liens avec des représentations collectives.

Avec l’expérience, certaines pratiques de bioénergie explorent aussi des dimensions plus subtiles ou spirituelles : le transgénérationnel, certaines mémoires karmiques, les liens avec les défunts, les familles d’âmes ou encore le dialogue avec l’âme.

La liste est loin d’être complète et elle évolue aussi avec notre propre expérience.

Comment ressent-on l’énergie ?

Il existe beaucoup de façons de ressentir l’énergie et chacun développe progressivement sa manière de faire.

D’une manière générale, on parle souvent de toucher astral ou de clair ressenti.

Le corps astral est, dans cette grille de lecture, particulièrement lié au ressenti et à l’émotionnel. Il est associé au plexus solaire et constitue un espace très utilisé dans la pratique de la bioénergie.

Je distingue souvent deux grandes manières de ressentir.

La première passe par l’extérieur.

La personne ressent l’énergie dans ses mains ou autour d’elle. Au début, cela peut prendre la forme de picotements, de chaleur, de froid ou de petites différences de densité. Puis, avec l’entraînement, le ressenti peut devenir de plus en plus précis.

La deuxième manière passe davantage par l’intérieur.

L’information arrive alors comme si nous ressentions directement en nous ce qui se passe chez l’autre ou dans l’espace que nous sommes en train d’observer.

Lorsque les deux fonctionnent ensemble, on peut à la fois ressentir extérieurement et intérieurement. Cela donne souvent beaucoup plus de confiance dans son propre ressenti.

D’autres perceptions peuvent ensuite se développer : clairvoyance, clairaudience, intuition très directe ou encore ce que j’appelle la clair-information.

À quoi sert la bioénergie ?

Pour moi, la bioénergie sert d’abord à faire un point sur une situation.

Elle permet de chercher ce qui semble bloqué, de comprendre comment les énergies circulent et de voir ce qui pourrait être remis en mouvement.

Dans un accompagnement personnel, cela peut permettre de mettre des mots et de la conscience sur certains fonctionnements, certaines émotions ou certains blocages qui étaient jusque-là difficiles à percevoir.

La bioénergie peut aussi être utilisée pour explorer un projet, un lieu ou certaines situations de vie.

L’idée reste la même : observer ce qui se passe, essayer de comprendre ce qui freine la circulation et favoriser un retour vers davantage de mouvement.

Comment se déroule une séance de bioénergie ?

J’aime généralement commencer par une passe d’ancrage.

Cela permet de poser les énergies et de commencer à ressentir l’ambiance générale qui émane de la personne.

En bioénergie, il est possible d’observer les énergies en fonction de différents sujets. Je vais donc souvent poser une intention liée à la problématique du moment.

Un chakra, par exemple, peut se présenter comme très ouvert lorsque j’observe un aspect de la vie d’une personne et se montrer beaucoup plus fermé lorsque je pose mon attention sur une autre situation.

C’est comme si l’énergie était vivante et répondait à l’intention que nous lui adressons.

J’ai d’ailleurs toujours aimé garder quelque part dans ma tête cette image très simple :

bio = vivant
énergie = énergie

Pour moi, la bioénergie parle donc des énergies du vivant.

Ensuite, je vais parcourir les différents niveaux un peu comme un scanner.

Il n’y a pas forcément de règle précise ni un ordre totalement figé.

L’idée est surtout que le praticien reste dans une posture réceptive, un peu comme une antenne, sans chercher absolument à trouver quelque chose.

Avec l’expérience, une forme de confiance s’installe entre moi et mes ressentis.

J’observe ce qui se présente, je travaille avec ce qui semble demander à être remis en mouvement, puis je regarde comment l’énergie évolue.

Peut-on apprendre la bioénergie ?

Oui, bien sûr.

Il existe beaucoup de façons d’apprendre la bioénergie : en autodidacte, avec des livres, grâce à la pratique ou au travers de formations.

Chacun peut trouver sa propre manière d’avancer.

Pour moi, l’un des points essentiels consiste à trouver un équilibre entre les outils techniques et la confiance en son propre ressenti.

Avoir beaucoup de connaissances ne sert pas forcément à grand-chose si l’on n’ose jamais écouter ce que l’on ressent.

À l’inverse, le ressenti gagne aussi à être travaillé, expérimenté et confronté à la pratique.

C’est d’ailleurs ce que j’aime transmettre dans les formations que j’anime : apprendre à ressentir, expérimenter et ouvrir progressivement les bonnes portes intérieures afin de faciliter le clair ressenti.

Quelle différence entre bioénergie et magnétisme ?

Pour moi, le magnétisme traditionnel travaille principalement dans une logique d’action directe sur la vitalité.

Dans l’image de la pile que j’utilisais plus haut, le magnétisme va davantage chercher à recharger, relancer ou rééquilibrer l’énergie.

La bioénergie, telle que je la pratique, ajoute une dimension importante de lecture.

Elle cherche non seulement à agir sur l’énergie, mais aussi à observer pourquoi elle ne circule plus de la même manière, ce qui semble bloqué et à quel niveau cela se joue.

C’est pour cela que je perçois personnellement la bioénergie comme une pratique davantage tournée vers l’accompagnement, l’exploration intérieure et le développement de la conscience.

Les frontières entre bioénergie et magnétisme ne sont cependant pas totalement figées. Les pratiques varient beaucoup selon les personnes et les écoles, et un bioénergéticien peut évidemment utiliser le magnétisme parmi ses différents outils.

Cette différence mérite d’ailleurs d’être développée à part : bioénergie et magnétisme, quelles différences ?

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