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Se montrer sans se perdre : une exploration autour de la visibilité professionnelle

Une exploration autour de la visibilité professionnelle, de la peur de se montrer et de cette drôle de mécanique qui peut parfois nous pousser à fabriquer une carapace au moment même où l’on cherche simplement à prendre sa place.


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Il y a des séances où je pars regarder une douleur, une émotion, une sensation.

Et puis il y en a d’autres où le sujet est un peu plus difficile à attraper.

Une activité professionnelle.

Une posture.

La manière dont on se montre.

La manière dont on vend ce que l’on fait.

La façon dont on prend sa place dans le monde, finalement.

Et je trouve ça assez intéressant parce qu’on pourrait croire que le professionnel est quelque chose de très concret : une offre, un tarif, un site internet, une communication, des rendez-vous…

Mais derrière tout ça, il y a aussi nous.

Notre rapport au regard des autres.

Notre capacité à nous montrer.

À dire : « Voilà ce que je fais. »

À prendre de la place sans avoir l’impression d’en prendre trop.

Ou à attirer la lumière sans avoir peur de disparaître dedans.

Enfin bref… sourire.

Je partage ici une exploration faite autour de l’énergie professionnelle de Clarisse.

Comme toujours, je ne pose pas ce que je ressens comme une vérité absolue.

Je regarde.

Je voyage.

Je traduis avec mes mots.

Et ensuite chacun voit ce que cela raconte ou non dans sa propre réalité.

Regarder comment la matière répond

Coucou Delphine,

Comme d’habitude, chaque chose arrive au bon moment… je souris.

J’ai senti de le faire maintenant.

J’ai donc ouvert un peu le regard sur tes énergies professionnelles : ce que tu proposes, la plateforme, tes rendez-vous et tout ce qui tourne autour.

Avec l’idée de regarder plutôt comment toi tu réponds à la matière…

Et comment la matière te répond.

Comment le flux passe entre toi, dans ta posture professionnelle, et les personnes ici sur Terre.

Le côté peut-être plus commercial aussi.

Vendre.

Se montrer.

Prendre sa place.

Si je puis dire.

Je commence tranquillement par un petit ménage de mon côté.

Recentrage.

Ouverture.

Jusque-là, tout va bien.

Puis je fais un peu de place autour de toi.

Et là…

C’est assez simple.

Ça fait de la place, mais j’ai tout de suite l’impression de glisser sur quelque chose de très huileux.

Comme de la crème.

Un bain d’huile autour de toi.

Je prends un peu de temps pour regarder.

Et ça ressemble presque à de l’huile solaire ou autobronzante que l’on mettrait sur la plage.

Comme si quelque chose cherchait à capter encore plus la lumière.

À l’attirer au maximum.

Peut-être même parfois à la forcer un peu.

Quand vouloir être visible fabrique une couche

Je commence à nettoyer tout ça pour faire de la place.

Mais c’est vraiment très gras.

Très cireux.

Et derrière cette couche, je tombe sur une espèce d’apparence.

Presque une statue de cire.

Je la diminue tranquillement.

Je libère ce qui doit l’être.

Je la rabaisse doucement…

Et d’un coup, tout le décor disparaît.

Je te retrouve sur une plage.

Cachée derrière un rocher.

Et là, je souris.

Parce que tu as un peu peur que je voie ce qui se passe.

Il y a un mélange assez drôle entre toi, consciente et bien présente, et quelque chose de beaucoup plus animalier.

J’aurais presque envie de te jeter des petits bouts de viande pour te faire sortir de ta cachette.

😄

Bon…

Je décide quand même d’éviter.

Je t’envoie plutôt de la douceur.

De la tendresse.

Je te montre qu’il n’y a pas de danger.

Que tout va bien.

Et doucement, quelque chose s’apaise.

Cette part plus animale commence à se détendre.

À se poser.

Tu commences alors à sortir un petit peu de ta cachette.

La carapace

Et là, je vois quelque chose d’assez particulier.

Le haut de ton corps te ressemble vraiment.

Mais le bas est beaucoup plus étrange.

Ça me fait penser à un insecte.

Un crabe.

Une araignée peut-être.

Puis je me dis que ça ressemble surtout à un bernard-l’ermite.

Avec cette ambiance de coquillage sur la plage.

Et avec l’image arrive une sensation assez claire.

Comme si une part de toi avait peur de ne pas être vraiment à sa place.

Comme si, là où tu poses tes pieds professionnellement, quelque chose se demandait encore :

« Est-ce que c’est vraiment pour moi ? »

« Est-ce que j’ai le droit d’être là ? »

« Est-ce que je ne suis pas en train de faire semblant ? »

Ça ressemble un peu à une forme d’imposture intérieure.

Ou en tout cas à la peur d’être perçue comme telle.

Je regarde cette ambiance autour de toi.

Et ça sonne faux.

Ça sonne carapace.

Comme quelque chose qui ne correspond pas complètement à ce que tu es.

Pourtant, l’océan est là

Et derrière…

La mer résonne très fort.

L’océan est là.

Présent.

Grand.

Évident presque.

Et je trouve ça intéressant parce que, dans ma perception, il raconte tout l’inverse de la carapace.

Comme si au fond, tu étais pourtant connectée au bon endroit.

Aux bonnes choses.

À ce que tu fais.

La connexion est là.

Elle semble naturelle.

Mais à côté de ça, il y a aussi une petite part de honte.

Ou peut-être l’envie de cacher cette partie de toi qui ne se sent pas totalement légitime.

Pas totalement à sa juste place.

Comme si tu savais où tu devais être…

Mais qu’une petite partie de toi essayait encore de ne pas être vue là.

Je m’approche un peu.

Et immédiatement, ça réagit assez fort.

Cette partie devient très primaire.

Très animale.

Très sauvage.

Elle pourrait presque devenir agressive pour défendre son territoire.

Alors je dépose toutes mes armes.

Symboliquement parlant, bien sûr.

Je ne cherche plus à intervenir.

Je ne cherche plus à corriger.

Je demande simplement :

« Est-ce que tu te sens bien comme ça ? »

« Est-ce que tu es suffisamment nourrie dans ta vie ? »

« Est-ce que cette posture te convient vraiment ? »

Et là…

Quelque chose commence à se détendre.

Moins de lumière

Je laisse couler un moment.

Le temps passe.

Et je sens le soleil commencer doucement à se coucher sur la plage.

La lumière baisse.

L’ambiance change.

Et c’est assez beau parce qu’à mesure que la lumière descend, la partie « bernard-l’ermite » commence à disparaître.

Doucement.

Elle se dissout.

Elle disparaît progressivement sous ton corps naturel.

Et je trouve ça assez parlant.

Comme si finalement, le trop de lumière…

Ou la sensation de devoir être très visible…

Très présente…

Très montrée…

Faisait apparaître cette part de peur.

Cette forme de flip.

Cette impression d’imposture peut-être.

Un mécanisme de protection qui se déclenche justement au moment où il faudrait se montrer davantage.

Alors que lorsque la pression de la lumière redescend…

Tu redeviens naturellement toi.

Sans effort.

Sans carapace.

Sans costume.

Se montrer… mais rester soi

Je laisse encore les choses se poser tranquillement.

Je me demande intérieurement si l’image et la compréhension suffisent pour aujourd’hui.

Ou s’il y a autre chose à faire.

Et comme souvent quand c’est terminé…

Je me retrouve presque éjecté du voyage.

Je souris.

Boom.

Retour sur ma chaise.

Donc voilà pour ce premier regard autour de ton énergie professionnelle.

Pour moi, il y a quelque chose d’assez intéressant là-dedans.

Ce n’est pas forcément ta place professionnelle qui pose problème.

Au contraire.

L’océan derrière toi me donne vraiment la sensation que la connexion à ce que tu fais est là.

Que le fond est juste.

Que quelque chose de toi sait très bien pourquoi tu es là.

C’est plutôt le rapport à la visibilité qui semble réveiller quelque chose.

Le fait d’être regardée.

De prendre la lumière.

De dire ce que tu fais.

De vendre peut-être.

D’oser occuper l’espace.

Et je trouve ça assez parlant parce qu’on peut très facilement confondre les deux.

On peut croire :

« Peut-être que je ne suis pas à ma place. »

Alors que parfois, la vraie question pourrait être :

« Est-ce que je me sens en sécurité quand je suis pleinement visible à cette place ? »

Ce n’est pas tout à fait la même chose.

La visibilité n’est pas forcément la lumière

Je crois que c’est ce que cette séance m’a le plus montré.

Il y a une différence entre être visible…

Et chercher à capter la lumière.

Entre se montrer…

Et fabriquer une image de soi.

Entre dire « voilà ce que je fais »…

Et sentir qu’il faudrait devenir quelqu’un d’autre pour avoir le droit de le dire.

Et peut-être que toute la difficulté est là.

Trouver une manière de se montrer qui ne nous éloigne pas de nous-mêmes.

Être visible sans devenir une statue de cire.

Prendre sa place sans fabriquer une carapace.

Vendre sans se vendre.

Dire ce que l’on fait sans avoir l’impression d’avoir besoin de convaincre tout le monde.

Et peut-être même accepter que certaines personnes passent devant nous sans nous voir.

Ça aussi, ça fait partie du jeu.

Parce qu’au fond…

L’océan était déjà là.

Il n’avait pas besoin de faire plus de bruit pour être l’océan.

Sourire.

À laisser infuser tranquillement. 🌿

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