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Lecture d’âme : un voyage entre mémoires, symboles et blessures intérieures

Une lecture d’âme réalisée sans connaître à l’avance la question de la personne. Au fil du voyage apparaissent des gardiens, des images symboliques et une blessure ancienne qui semble demander à être éclairée. Une exploration intuitive qui nous conduit peu à peu vers la relation au père, la vulnérabilité et le pardon.


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Les lectures d’âme que je propose sont toujours des voyages un peu particuliers. Parfois, la personne arrive avec une question très précise, une difficulté, un choix ou une orientation qu’elle souhaite éclairer. Et parfois, comme dans cette lecture, je ne sais absolument pas ce qui va se présenter.

C’est justement ce qui s’est passé ici.

J’ai choisi de commencer cette lecture d’âme sans connaître la question de Julien, simplement en laissant venir les images, les ressentis et les symboles qui demandaient à se montrer.

Le voyage m’a conduit vers des espaces assez différents : des gardiens, une grande confusion mentale, une fontaine à cinq jets, Cerbère, une lumière qui semblait en cacher une autre… puis, beaucoup plus profondément, vers une blessure ancienne et une relation au père.

Je partage ici cette lecture comme le récit d’une expérience intuitive et symbolique. Pour moi, une lecture d’âme n’est jamais une vérité absolue ou figée. Elle ressemble davantage à la photographie d’un moment, à quelque chose qui vient éclairer ce qui cherche à être vu, compris ou ressenti à cet instant de notre chemin.

Le prénom et certains éléments permettant d’identifier la personne ont été modifiés afin de préserver son anonymat.

Une lecture d’âme sans question précise

Bonjour Julien,

Habituellement, lorsque je commence une lecture, je connais le sujet sur lequel je vais travailler. Là, je trouve finalement assez drôle et chouette de simplement laisser couler ce qui vient, sans savoir.

Comme toujours lorsque je fais une lecture d’âme, tout ce qui apparaît a son importance et sa juste place. Et en même temps, tout est à lire avec une certaine distance, comme une photographie d’un moment précis de l’histoire.

C’est juste aujourd’hui… mais demain ? On ne sait pas toujours.

Les plans spirituels, de ce que j’ai pu remarquer, aiment parfois bien nous taquiner un peu. Si notre esprit d’humain incarné est trop figé dans une seule direction — par exemple : « Je veux aller en Belgique » — ils pourraient très bien nous répondre : « Ton chemin est d’aller en Espagne », simplement pour faire craquer quelques résistances… avant qu’on finisse finalement à Paris, quelque part au milieu 😄

Plus nous sommes souples intérieurement, si je puis dire, plus les messages peuvent devenir simples et directs.

Je commence donc la connexion.

Petit temps de préparation, d’ouverture et de connexion, comme à mon habitude.

Et là, je te vois au loin.

Des gardiens et de vieilles mémoires

C’est assez curieux, parce que je te vois dans quelque chose de sombre, avec des esprits eux-mêmes assez sombres qui tournent autour de toi, un peu comme de vieux anges déchus.

J’ai l’impression que, sur le sujet qui cherche à se montrer ici, quelque chose est parasité par de vieilles histoires, de vieux « démons » — dans le sens de vieux bouts de toi, de vieilles mémoires ou de vieux mécanismes qui ne veulent pas encore lâcher.

Je sens que je vais devoir m’armer un peu de lumière et de clarté pour traverser tranquillement cet espace, tout en restant moi-même un peu dans l’ombre, discret, pour pouvoir avancer sans trop me faire remarquer.

Ça me donne l’impression d’être Frodon Sacquet dans Le Seigneur des Anneaux, essayant de traverser un territoire où il vaut mieux ne pas attirer tous les regards sur soi.

Et cette image me fait déjà penser qu’il y a ici une notion de quête, peut-être de mission ou de choix d’incarnation. Comme si la question derrière cette lecture n’était pas simplement de savoir où tu passeras tes prochaines vacances…

Je fais donc le choix de me rendre énergétiquement un peu invisible et de passer tranquillement autour de ces gardiens.

Et justement, à mesure que je me rapproche, je me demande s’il ne pourrait pas aussi s’agir de gardiens d’un vieux traumatisme.

Parfois, lorsqu’un traumatisme a été trop difficile à vivre dans l’enfance — ou même plus tard — une partie de l’histoire peut être mise comme « sous scellés », parce qu’elle est trop souffrante pour l’Être à ce moment-là. Et des gardiens restent alors à l’entrée, empêchant la douleur de ressortir avant que la personne soit suffisamment prête pour la rencontrer.

Je continue à avancer et je me glisse tranquillement dans tes énergies pour remonter vers ton âme.

Et là, je suis traversé par de forts flots de solitude, de mélancolie et de tristesse.

Une sensation d’égarement aussi.

Je décris simplement ce que je traverse. Peut-être que tu vis toi-même ces choses sur le sujet, d’une manière ou d’une autre.

Cela peut être vécu en mode réceptif : « Je suis perdu, triste, mélancolique, je ne sais plus trop où j’en suis. »

Ou complètement à l’opposé, en mode plus émissif : « J’y vois clair, je suis sûr de moi, je sais exactement où je vais, il n’y a aucune tristesse. »

Ce sont parfois des couches qui se construisent comme cela, avec une expression extérieure presque opposée à ce qui se passe plus profondément.

Je continue.

Une fontaine à cinq jets et la confusion mentale

Et là, j’arrive dans une grande confusion mentale.

Ça part dans tous les sens, à droite, à gauche. Je me laisse traverser tout en essayant de garder mon cap.

Ce n’est pas facile.

Puis je perçois une grande fontaine. Une fontaine à cinq jets précisément. C’est très dessiné, très net.

La fontaine est en pierre sculptée.

L’un des jets sort d’une tête de tigre.

Un autre semble associé à une queue de dragon.

Ces deux-là ressortent très fortement. Et l’eau semble couler avec une forme de déséquilibre, comme si ces deux courants perturbaient toute la fontaine et rendaient l’espace mental bancal, désorganisé, confus.

Comme des remontées d’énergie ou d’émotions qui seraient mal orientées ?

Bonne question…

Nous verrons peut-être cela plus loin, ou simplement pendant notre échange téléphonique.

Je continue encore.

Et là, c’est presque une forme d’apothéose.

Une immense ouverture sur le Grand Tout.

C’est là, ici et partout à la fois.

Mais quelque chose sonne faux.

La lumière elle-même sonne faux.

C’est difficile à décrire… C’est presque du tape-à-l’œil. Quelque chose qui ressemble énormément à de la lumière, mais qui vient voiler autre chose derrière.

Je freine.

Je regarde.

Comme un voile karmique.

Je souffle légèrement dessus pour essayer de traverser…

Et là, derrière, je distingue la silhouette de Cerbère.

Cerbère ressort assez souvent pour moi lorsqu’il y a des formes d’enfermement mental, des portes intérieures très gardées, ou des endroits dont il n’est pas si simple de sortir.

Et là, une question me vient :

Est-ce que la question posée intérieurement est réellement légitime ? Ou est-ce qu’une partie de celle-ci repose sur un gros fantasme de l’esprit ou de l’ego ?

Bonne question…

Je continue sans chercher à y répondre tout de suite.

Je laisse Cerbère, que je connais finalement plutôt bien dans mes voyages, un peu plus loin derrière moi, et je cherche à rejoindre ton âme.

La rencontre avec l’âme

Je m’enfonce alors dans une espèce de gros brouillard marron foncé, un peu comme un immense nuage de sable du Sahara, mais légèrement plus sombre.

Et au loin, je commence enfin à percevoir la silhouette de ton âme, si je puis dire… cet espace de ressenti profond.

Elle est là.

Je la ressens plutôt féminine pour le coup. En tout cas d’une nature très svelte, douce, élancée.

Je m’approche d’elle avec un grand :

« Bonjour ! »

Et elle me répond assez sèchement, en me regardant droit dans les yeux :

« Bonjour Pierre. »

Mais derrière son regard, je perçois tout de suite un point douloureux.

Comme si elle avait une écharde profondément plantée dans le pied.

Ou comme si elle portait une grosse peine sans vraiment la montrer.

Une épine, Pompon et la confiance

Et curieusement, elle me fait penser à mon chat Pompon.

Il y a une quinzaine de jours, Pompon a eu l’une de ses propres griffes qui s’est plantée dans son coussinet. Le vétérinaire ne l’avait pas remarqué et nous avons mis une dizaine de jours avant de comprendre ce qui se passait.

Il était en grande souffrance, et en même temps il restait là, solide, sans vraiment le montrer.

Lorsque ma compagne et moi lui avons coupé cette griffe, ça a été un moment assez fort.

Sur le papier, couper une griffe paraît quand même plutôt accessible 🙂 Mais Pompon avait mal et, malgré cela, il est resté très fort et nous a en grande partie laissé faire.

Ce qui m’a particulièrement touché est arrivé un peu après.

Une petite demi-heure plus tard, je suis allé voir comment il allait. Il s’était caché derrière le canapé.

Et à ma grande surprise, il avait pleuré.

Je n’avais jamais vu un chat pleurer comme cela.

Et j’ai senti que ses larmes n’étaient pas seulement liées à la douleur ou à la souffrance. Il y avait surtout quelque chose du soulagement, mélangé à une forme de confiance très émouvante : il avait pu nous laisser faire, nous laisser l’aider, et quelque chose venait enfin d’être retiré.

Un mélange de soulagement, de vulnérabilité et de confiance.

Je m’évade un peu avec cette histoire, mais elle demande vraiment à être là, écrite et partagée, parce qu’en même temps que je te raconte cela, je continue à dialoguer avec ton âme.

Et elle porte exactement ce même point.

Comme une grosse épine plantée quelque part, qui la fait souffrir en silence.

Je regarde autour de moi et je vois immédiatement les gardiens réagir.

Cela me fait penser qu’il y a effectivement un lien avec une blessure ancienne, probablement quelque chose qui touche à l’enfance et qui est resté bien protégé derrière.

Un message autour du père et du pardon

Je demande alors à ton âme si elle a quelque chose à partager, quelque chose à te dire.

Elle murmure doucement :

« Tu sais, papa n’était pas ce que tu croyais.
Il était fort et rempli de beaucoup de compassion.
Il t’aimait beaucoup.
Il ne savait simplement pas toujours se contrôler et s’emportait vite dans ses démons personnels.

Laisse couler tes larmes et ouvre un pardon sincère avec lui.
Ce sera une très belle chose. »

Et là… whouah.

Comme cela arrive parfois à la fin de mes connexions, je me retrouve presque projeté en arrière dans mon fauteuil.

Fin de la connexion.

Voilà Julien.

J’espère de tout cœur que ce voyage pourra t’éclairer et surtout ouvrir quelques portes en toi.

Il y a beaucoup de choses dans cette lecture, et notre échange téléphonique permettra aussi de remettre certaines images dans leur contexte, de voir ce qui résonne vraiment pour toi et ce qui demande encore simplement à se déposer.

 

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